guyane 9

Publié le par Popa

Le vieux rhum de Martinique médaillé d'or au salon de l'agriculture de Paris est soluble dans le bain de minuit. On peut attaquer alnsi fièrement le petit dejeuner et assurer des argumentations commisérantes sur les considérants pathologiques des mondes virtuels (Oui, c'était le sujet de discussion animé de ce matin, allez savoior...). Finalement c'est à se demander si le rhum se dissout si vite....
Bon ! C'est dimanche; c'est Cacao..... Son marché, ses hmongs, ses mygales. Les Hmongs y ont été parqués là, à 70kms de Cayenne, alors qu'ils cherchaient une terre d accueil après avoir quitté leurs hauts plateaux laos et vietnamien à la fin de la guerre au début des années 70.

Le dejeuner allait nous permettre de partager la convivialité dominicale des notabiltés de la petite bourgeoisie cayennaise venue en yacht par le fleuve. Le gratin de papaye au poulet boucané succédait parfaitement à la
caipirinha de l'apéritif et le patron du Papadilo l'accompagnait d'un bon vieux CD, compile des meilleurs temps d'Eddy Mitchell. Toujours un coin qui me rappelle... La petite brise qui traversait le restaurant flottant vous fachait définitivement avec la notion d'espace-temps.
De retour, la ballade sur le ponton du vieux port de pêche nous ramenait à peine à la réalité : des ibis rouges venant nicher dans la mangrove qui avait délogé les petits chalutiers, faisaient le spectacle sous les déclics
affolés autant par ces volées que par le tournis des couleurs du soleil couchant sur le fleuve Cayenne.
Un bon bain d'authenticité.

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