Les îles Kiribati ont déjà commencé à disparaître

Publié le par Popa et Courrier international

Cà s'appelle "prendre date".
Les documentaires et témoignages que l'on voit en 2008 sur les écrans de TV, qu'on lit dans les journaux, qu'on écoute dans des bouches plus ou moins médiatiques de chercheurs (scientifiques du pôle), animateurs (
nicolas-hulot.),ou photographes du ciel (Yann Arthus Bertrand) font part de la montée des eaux, de la fonte des glaces, de la disparition des terres. De telles "histoires "faisaient sourire il y a moins de 10 ans, et c'est là face à nous. Ce ne sera peut être plus là face à vous, Ethan, Maxine, Hugo. L'article parle ici de 30 ans avant que Kiribati ne soit englouti.
Bien sûr, Aigues Mortes par exemple était un port, c'est aujourd'hui à 15 kms de la mer, idem pour Ephèse, ancienne ville romaine, aujourd'hui en Turquie.
Et les bonnes consciences se disent : çà va, çà vient... encore un baration d'écolos. On n'a jamais pris au sérieux les "écolos" car "ce n'était pas de la politique", et puis, les oiseaux ou les arbres, ce n'est pas çà qui ordonne le monde, sans parler des désaccords permanents des écologistes politiques qui ne les rendaient pas crédibles. Et puis, sont-ils de droite ou d gauche? Comme si la nature avait une idéologie !!

En attendant, les constructeurs automobiles se dirigent vers les marchés enfin solvables : la Chine, la Russie et le Brésil, avides de la liberté de se déplacer en CO²mobile.

Le débat n'est pas clos quand on lit ce blog défenseur acharné d'un
nouvel ordre mondial. ! mais j'espère que l'atmosphèrev aura été assaini par nos mesures de sauvegarde pour que vous respiriez en paix.

 

Les 105 000 habitants de cet archipel seront les premiers à voir leur pays englouti sous l’effet de la montée du niveau de la mer.

Kiribati : où est-ce?

 

Ça y est, le compte à rebours est enclenché. Plus personne ne s’attend à ce que Kiribati, un archipel de 33 îles et atolls situé entre Hawaii et l’Australie, survive à l’élévation progressive du niveau de la mer. Si les prévisions sont correctes, ces îles paradisiaques du Pacifique seront les premières victimes du réchauffement global de la planète. Dans moins de cinquante ans, elles auront été dévorées par l’océan et recouvertes par les eaux. La disparition de Kiribati n’est ni une prophétie ni une vision apocalyptique du monde qui ne reposerait sur aucun fondement scientifique. En 1989, un rapport des Nations unies avait déjà signalé cette possibilité. Dix ans plus tard, la menace s’est concrétisée avec la submersion de deux de ses îlots. De manière assez ironique, il s’agissait des îles de Tebua Tarawa et d’Abanuea – dont le nom signifie quelque chose comme : “la plage qui va durer le plus longtemps”.
Le président de ce petit Etat d’Océanie, Anote Tong, ne souhaite plus attendre. Il a commencé à organiser l’exode de son peuple vers une terre plus ferme. Afin de trouver un pays d’adoption pour ses concitoyens, il a entrepris une tournée internationale qui, pour le moment, n’a pas eu le succès escompté. Pour l’instant, seul le gouvernement néo-zélandais a répondu à cet appel à l’aide. Sur la carte, Kiribati ne représente que 33 petits points. Seuls onze sont habités de manière permanente, mais ils abritent tout de même 105 000 personnes ayant besoin d’une nouvelle patrie. La majeure partie des habitants réside sur les îles Gilbert, un endroit où l’écrivain Robert Louis Stevenson fit halte et qu’il évoqua dans son récit Dans les mers du Sud (1896).
Tandis que la Nouvelle-Zélande s’est engagée à accueillir des milliers de Kiribatiens, d’autres géants de la région tels que la Chine et l’Australie ont ignoré l’appel désespéré de leur voisin. Le président n’a pu cacher sa frustration face à un problème essentiellement causé par les grands pollueurs. “Les Etats puissants envoient aux pays pauvres des aides financières qui ne seraient pas nécessaires s’ils réduisaient leurs émissions de gaz à effet de serre”, lance-t-il. Le chef de l’Etat insiste sur le fait que même si les petits archipels du Pacifique Sud ne produisent que 0,6 % de la pollution mondiale, ce sont eux qui subissent le plus sévèrement les effets du changement climatique. Selon lui, seule la construction d’une digue de protection dans les îles Gilbert pourrait permettre d’empêcher que l’archipel soit englouti. Or ce chantier coûterait plus du double du PIB du pays – le deuxième plus faible du monde en parité de pouvoir d’achat, selon des données fournies par la Banque mondiale.
Le changement climatique ne menace pas seulement Kiribati. C’est l’ensemble de la région Pacifique qui risque de subir les conséquences de la montée des eaux. Sachant que, dans les prochaines décennies, tous les pays de la zone seront confrontés au même problème, certains ont déjà commencé à signaler l’urgence de la situation, et les médias à s’interroger sur le prochain à figurer sur la liste des victimes. Lorsque les premiers îlots de Kiribati ont été submergés, l’archipel voisin, Vanuatu, a évacué les habitants de ses îles les plus basses. Même si, finalement, l’océan ne les a pas encore englouties.

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